Solwaris — accueil
Français
Play to earn

Jeux P2E : les quatre modèles, et qui paie vraiment les gagnants

Chaque jeu P2E répond à une question, qu’il le dise ou non : quand un joueur gagne, d’où vient l’argent  ? Jetons de récompense, location de NFT, entrées payantes et mises entre joueurs y répondent de façons très différentes. Apprenez à repérer le modèle, et vous comprendrez l’économie d’un jeu en deux minutes.

Par L’équipe Solwaris · · 6 min de lecture

La boutique de Solwaris, avec les apparences des personnages classées par classe et un bandeau en haut de la liste
Capture de la boutique de Solwaris : les apparences sont purement cosmétiques et ne changent jamais les dégâts ni la portée.

Les jeux P2E (play to earn, « jouer pour gagner ») sont des jeux où jouer peut vous rapporter quelque chose qui a une valeur réelle : un jeton crypto, un NFT ou une part d’un prix. Cette définition est simple. Ce qui échappe souvent aux nouveaux venus, c’est que « gagner » recouvre des mécanismes très différents. Dans certains jeux, la récompense vient d’être imprimée  ; dans d’autres, elle sort directement de la poche d’un autre joueur. Ce guide classe les jeux P2E en quatre modèles pour que vous puissiez savoir, en deux minutes, qui paie quand quelqu’un gagne.

Le P2E en une phrase, et la question qui compte

Toute économie a besoin d’argent qui entre pour payer l’argent qui sort. Dans un jeu P2E, l’argent qui sort, c’est ce que les joueurs « gagnent ». La seule question qui compte vraiment est donc : d’où vient l’argent qui entre  ?

Il y a quatre réponses courantes :

  1. Les nouveaux acheteurs d’un jeton créé par le jeu (émissions de jetons).
  2. Les propriétaires de NFT, qui les prêtent à des joueurs et prennent une part (locations et scholarships).
  3. Les joueurs qui paient un droit d’entrée dans une cagnotte (entrée payante).
  4. Votre adversaire, qui a misé la même somme que vous (mises entre joueurs).

Les quatre modèles P2E en un coup d’œil

ModèleQui paie le gagnant  ?Ce qu’il faut pour commencerRisque principalExemple
Émissions de jetonsCeux qui achèteront le jeton plus tardSouvent un NFT ou un pack de départLe cours du jeton s’effondre quand les acheteurs se tarissentLe SLP d’Axie Infinity (2021-2022)
Location de NFT et scholarshipsLe propriétaire du NFT, sur les récompenses en jetonsRien, mais vous cédez une partie de vos gainsVotre part fond avec le jetonLes scholarships de Yield Guild Games
Entrée payanteLes joueurs qui ont payé et perduLe droit d’entréeLa part de l’organisateur  ; des avantages payants pour certains joueursBR1: Infinite, tournois payants d’Axie
Mises entre joueursVotre adversaire directLa misePerdre contre un meilleur joueurLes serveurs à mise optionnels de Solwaris

Lisez attentivement la deuxième colonne. Dans le premier modèle, les récompenses viennent de personnes qui ne sont pas du tout dans la partie. Dans les deux derniers, l’argent est déjà sur la table avant que quiconque joue.

Modèle 1 : les émissions de jetons

C’est le modèle qui a rendu le P2E célèbre. Vous jouez, le jeu crée un jeton de récompense, vous le revendez. Le jeu peut en imprimer autant qu’il veut, donc les récompenses paraissent généreuses. Le hic, c’est qu’imprimer un jeton ne lui crée pas d’acheteurs.

Axie Infinity est le cas d’école. Début 2022, selon CoinDesk, il se distribuait chaque jour plus de quatre fois plus de SLP qu’il ne s’en brûlait, et le jeton avait perdu environ 93 % depuis son sommet de 0,39 $ de juillet 2021. L’équipe a ramené à zéro le SLP émis par le mode aventure et les quêtes quotidiennes, réduisant l’offre quotidienne de 56 %, et a averti que sans mesure radicale l’économie risquait de s’effondrer. En janvier 2026, Sky Mavis est allé plus loin et a supprimé les récompenses en SLP du mode classé d’Axie Origins, en invoquant les bots. Axie Origins paie désormais ses récompenses de saison en bAXS, un jeton non transférable adossé à l’AXS.

L’émission de jetons n’est pas automatiquement une arnaque. Certains jeux publient un calendrier d’émission fixe et décroissant : Splinterlands, par exemple, réserve 60 % de l’offre de son jeton SPS aux récompenses et la libère selon une courbe décroissante sur 65 mois. C’est de la transparence. Cela ne change rien au fond : la valeur de ce que vous gagnez dépend de quelqu’un d’autre qui veut l’acheter.

Modèle 2 : location de NFT et scholarships

Quand les NFT d’entrée sont devenus chers, une deuxième couche est apparue. Des propriétaires prêtaient leurs NFT à des joueurs qui ne pouvaient pas se les offrir, et les deux se partageaient les récompenses. On appelait cela des scholarships (des « bourses »).

L’organisateur le plus connu, Yield Guild Games, déclarait 20 700 « scholars » en février 2022, avec des récompenses réparties à 70 % pour le joueur, 20 % pour le manager qui l’avait recruté et formé, et 10 % pour la guilde, selon Cointelegraph.

Le modèle a une faiblesse structurelle : il repose sur le modèle 1. Le joueur est payé dans le jeton émis, donc quand ce jeton chute, la part de chacun chute avec lui. Avec l’effondrement du SLP, les scholarships ont perdu l’essentiel de leur attrait.

Modèle 3 : l’entrée payante

Ici, personne n’imprime rien. Les joueurs paient un droit d’entrée, ces droits forment une cagnotte, et l’organisateur prélève une part. Cela fonctionne comme un tournoi payant.

BR1: Infinite, sur Solana, en est un exemple net : vous payez 1 $ en USDC pour entrer en jeu et touchez 1 $ par élimination, et le studio garde entre 10 % et 25 % selon les NFT du studio que vous détenez. Axie a lui-même organisé en 2026 une compétition de test, le Trial of Eight, avec un droit d’entrée de 1 AXS.

Ce modèle est plus soutenable, car l’argent existe avant le début de la partie. Deux points à vérifier : la taille de la part de l’organisateur, et si un achat améliore votre part ou vos chances. Dans BR1, les détenteurs de NFT gardent une plus grande part de leurs gains : c’est un avantage commercial, pas un avantage de jeu, mais il vaut mieux le savoir.

Modèle 4 : les mises entre joueurs

Le modèle le plus simple : deux joueurs misent la même somme, la mise du perdant va au gagnant, et la plateforme prend une commission. Rien n’est créé. L’argent vient de votre adversaire, et le vôtre part chez lui si vous perdez.

Solwaris relève de ce modèle pour une partie optionnelle seulement. C’est d’abord un jeu tactique 1v1 au tour par tour, gratuit, dans le navigateur, avec 6 classes et 48 sorts, où le seul hasard vient des coups critiques (10 %).

  • Tout le jeu est gratuit et ne demande aucun portefeuille : ligues classées, entraînement contre l’IA, mode spectateur.
  • Des serveurs à mise en USDC existent, en option  ; vérifiez la loi de votre pays avant d’y jouer.
  • Les apparences de la boutique ne changent ni les dégâts, ni la portée, ni aucune règle.
Artificier contre Ombre : un duel de Solwaris

Les mises entre joueurs ont leur propre risque, et c’est le plus évident : sur l’ensemble des joueurs, les mises gagnées égalent les mises perdues, moins la commission, ce qui veut dire qu’il faut gagner plus de la moitié de ses parties rien que pour ne pas perdre d’argent. Ce modèle récompense le fait d’être meilleur que ses adversaires, pas le fait d’être là. Les compétitions en argent réel entre joueurs sont en outre restreintes dans certains pays : la France, par exemple, encadre strictement les jeux d’argent en ligne.

Comment savoir quel modèle utilise un jeu P2E

Beaucoup de jeux mélangent les modèles : un jeton et un tournoi payant, de la location et une cagnotte. Repérez celui qui paie l’essentiel des récompenses, et jugez le jeu sur celui-là.

En résumé

Le P2E n’est pas une seule chose. Les émissions de jetons vous paient avec de l’argent qui n’existe pas encore. La location partage ce même argent avec un propriétaire. L’entrée payante et les mises entre joueurs vous paient avec l’argent que d’autres joueurs ont déjà mis sur la table, et vous pouvez perdre le vôtre tout aussi facilement. Aucun n’est un salaire.

Pour vérifier un jeu précis avant de connecter un portefeuille, utilisez notre liste de signaux d’alerte pour les jeux play to earn. Pour ce qui reste du marché en 2026, voyez les jeux play to earn en 2026.

Cet article n’est pas un conseil financier. Tout ce que vous misez peut être perdu.

Les six héros de Solwaris dans l’arène

Six classes. Un duel. Votre stratégie.

Choisissez votre héros, placez-vous, et battez un autre joueur ou une IA au tour par tour. Aucune installation : ça se joue ici, maintenant.

Questions fréquentes

Que veut dire P2E dans les jeux vidéo  ?

P2E signifie play to earn, jouer pour gagner. Le terme désigne les jeux où l’on peut recevoir quelque chose qui a une valeur réelle, le plus souvent un jeton crypto, un NFT ou une part d’une cagnotte, en jouant.

D’où vient l’argent que gagnent les joueurs de jeux P2E  ?

De l’un de quatre modèles : des récompenses dans un jeton créé par le jeu, des NFT loués et partagés avec un propriétaire, des cagnottes alimentées par des droits d’entrée, ou des mises prises directement à un adversaire. Seuls les trois derniers reposent sur de l’argent qui existe déjà, et tous peuvent vous faire perdre de l’argent.

C’est quoi une scholarship dans un jeu P2E  ?

Une scholarship est un arrangement où le propriétaire d’un NFT prête ses actifs de jeu à un joueur, qui joue et partage les récompenses avec le propriétaire et souvent un manager. C’était courant dans Axie Infinity en 2021 et 2022, et cela a décliné avec l’effondrement du jeton de récompense.

Les jeux P2E sont-ils gratuits  ?

Certains le sont. Beaucoup exigent un NFT ou un jeton avant de pouvoir gagner quoi que ce soit, ce qui veut dire qu’on paie d’abord. Quelques-uns, comme Solwaris, sont entièrement gratuits, l’argent n’apparaissant que dans des modes optionnels.

PartagerXRedditFacebook

À lire aussi

Duel tactique gratuitJouer gratuitement